La faculté de tracer apparaît très tôt parmi les gestes du petit enfant. Les toutes premières traces sont tributaires de ses capacités motrices. Elles se développent ensuite selon un processus programmé, et non comme certains l’ont pensé, grâce aux observations que l’enfant fait dans son environnement.
A l’ensemble des signes qui naissent dans cet enchaînement naturel, Arno Stern a donné le nom de Formulation.
La Formulation n’est pas limitée à un âge. Elle accompagne la vie de chaque être humain dans toutes les phases de son existence.
L’intérêt pour le dessin enfantin, qui s’est manifesté il y a environ un siècle a, dès l’abord, conduit à des considérations erronées : On a cru que ce dessin sert à communiquer. On a cru que certains êtres sont plus doués que d’autres. On a cru que le dessin de l’enfant est une étape sur le chemin qui conduit à l’art. Sur cette triple erreur s’est développée l’éducation artistique et, plus récemment, la thérapie par l’art.
La trace peut être considérée d’une tout autre manière qui d’une part ne la limite pas à la période de l’enfance et, d’autre part, ne l’assimile pas à l’art.